
Articles et nouveautés
Vous trouverez ici des explications d'articles scientifiques sur différents sujets.
Ces nouveautés postées régulièrement nous aide à améliorer chaque jour notre prise en charge et à vous aider au mieux pour votre vie quotidienne.
N'hésitez pas à y revenir régulièrement si vous souhaitez en savoir plus sur les douleurs et pathologies que nous pouvons accompagner
Ostéopathie et incontinence urinaire : que dit la recherche ?
Une étude clinique récente publiée dans le Journal of Bodywork and Movement Therapies a évalué l’intérêt de l’ostéopathie dans la prise en charge de l’incontinence urinaire fonctionnelle diurne.
The combined effect of biofeedback training and osteopathic procedures for the treatment of functional daytime urinary incontinence: A prospective, randomized clinical trial. ,
L’incontinence urinaire fonctionnelle peut impacter la qualité de vie au quotidien. En complément des approches classiques, l’ostéopathie s’inscrit dans une prise en charge globale et personnalisée.
Les résultats montrent une amélioration significative des symptômes (réduction des fuites, amélioration du confort urinaire et de la qualité de vie) après plusieurs semaines de prise en charge. Les bénéfices se maintenaient également après la fin du suivi.
Au cabinet, l’approche ostéopathique vise notamment à :
⭐ Améliorer la mobilité du bassin et du sacrum
⭐ Optimiser la fonction du diaphragme et des pressions abdominales
⭐ Travailler sur les tensions viscérales et ligamentaires
⭐ Accompagner la coordination du plancher pelvien
L’ostéopathie ne remplace pas un suivi médical, mais elle peut constituer un complément pertinent dans une prise en charge pluridisciplinaire (médecin, sage-femme, kinésithérapeute spécialisé en rééducation périnéale).
🌼 Chaque prise en charge débute par un bilan individualisé afin d’adapter le traitement aux besoins spécifiques de la personne.
Si vous souhaitez savoir si l’ostéopathie peut vous aider, n’hésitez pas à en parler lors de votre consultation.
L’IRM dans le diagnostic et la prise en charge de l’endométriose
L’endométriose est une maladie gynécologique complexe et hétérogène, pouvant toucher le péritoine, les ovaires et infiltrer profondément les structures pelviennes. En raison de la diversité des formes cliniques et anatomiques, l’imagerie joue un rôle clé dans son diagnostic et sa prise en charge. Parmi les examens disponibles, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) occupe aujourd’hui une place centrale.
⭐ Un examen de référence pour une maladie complexe
Les études récentes et les grandes revues scientifiques s’accordent à reconnaître l’IRM comme un outil majeur dans l’évaluation de l’endométriose, en particulier pour les formes profondes infiltrantes. Grâce à son excellente résolution anatomique et à son analyse multiplanaire, l’IRM permet une cartographie précise des lésions, indispensable avant toute décision thérapeutique.
⭐ Un large spectre de lésions visibles en IRM
L’IRM permet d’explorer l’ensemble du spectre de la maladie :
- Les endométriomes ovariens, qui présentent des caractéristiques très spécifiques en IRM, facilitant leur diagnostic et leur distinction d’autres kystes.
- L’endométriose péritonéale superficielle, souvent plus difficile à détecter, car les lésions sont petites et parfois peu visibles en imagerie.
- L’endométriose profonde infiltrante, pour laquelle l’IRM est l’examen le plus performant. Elle permet d’identifier les atteintes des ligaments utéro-sacrés, du septum rectovaginal, du rectum, de la vessie ou des uretères.
⭐ Un rôle clé dans la planification thérapeutique
Au-delà du diagnostic, l’IRM est essentielle pour :
- Evaluer la profondeur d’infiltration des lésions,
- Détecter les atteintes digestives ou urinaires potentiellement graves,
- Aider à la planification chirurgicale, en anticipant la complexité des gestes nécessaires,
- Améliorer la communication entre radiologues, gynécologues et chirurgiens.
Les publications récentes insistent également sur l’importance d’un compte-rendu structuré et standardisé, notamment à l’aide de classifications comme l’ENZIAN, afin d’uniformiser les pratiques et d’optimiser la prise en charge des patientes.
⭐ Des recommandations pour une pratique standardisée
Les sociétés savantes européennes ont proposé des recommandations précises concernant :
- Les indications de l’IRM,
- Les protocoles d’acquisition (séquences T1, T2, suppression de graisse),
- La préparation des patientes,
- Les éléments essentiels à décrire dans les comptes rendus.
Ces recommandations visent à améliorer la qualité diagnostique et la reproductibilité des examens.
⭐ Conclusion
L’ensemble des travaux scientifiques récents confirme que l’IRM est aujourd’hui indispensable dans l’évaluation de l’endométriose, en particulier pour les formes profondes et complexes. Elle permet une approche globale de la maladie, améliore le diagnostic, guide les décisions thérapeutiques et contribue à une prise en charge plus personnalisée et efficace des patientes.
Infertilité associée à l'endométriose : de la physiopathologie au traitement personnalisé
de Giulia Bonavina; Hugh S. Taylor
L’endométriose est une maladie où du tissu semblable à l’endomètre (la muqueuse de l’utérus) se développe en dehors de l’utérus.
Elle peut rendre la grossesse plus difficile, mais beaucoup de femmes atteintes arrivent à concevoir, naturellement ou avec aide médicale.
⭐ Pourquoi l’endométriose peut rendre la grossesse plus difficile ?
1️⃣ Inflammation dans le ventre : L’endométriose provoque une inflammation autour des ovaires, des trompes et de l’utérus.
Cela peut gêner : la rencontre entre le spermatozoïde et l’ovule, la qualité de l’ovule, l’implantation de l’embryon.
2️⃣ Kystes sur les ovaires (endometriomes) : Ces kystes peuvent :diminuer le nombre d’ovocytes disponibles, altérer la qualité des ovocytes, parfois gêner l’ovulation.
3️⃣ Adhérences et déformations : Les lésions et cicatrices peuvent « coller » les organes entre eux et perturber : la capture de l’ovule par la trompe, le mouvement des trompes.
4️⃣ Douleurs pendant les rapports : La dyspareunie (douleurs pendant les rapports) peut diminuer la fréquence des rapports sexuels, rendant la conception moins probable.
5️⃣ Difficulté de l’utérus à accueillir l’embryon : L’endomètre (la paroi interne de l’utérus) peut être moins réceptif, ce qui rend l’implantation plus difficile.
⭐ Quelles sont les options pour tomber enceinte ?
🌼 1. Attendre ou essayer naturellement, Cela dépendra de l’âge, de la réserve ovarienne et du niveau d’endométriose.
🔧 2. Chirurgie : Proposée surtout en cas de : douleurs importantes, kyste ovarien gênant, lésions profondes, suspicion d’adhérences.
La chirurgie peut améliorer la fertilité dans certains cas, mais elle peut aussi diminuer la réserve ovarienne si un kyste doit être retiré → décision au cas par cas.
👶 3. Stimulations + insémination (IUI) : Indiquée pour les formes légères d’endométriose.
🧬 4. Fécondation in vitro (FIV) :Souvent très efficace car elle contourne : l’inflammation, les problèmes tubaires, les adhérences.
Elle reste l’option privilégiée pour : endométriose modérée à sévère, âge > 35 ans, réserve ovarienne diminuée.
🧊 5. Préservation de la fertilité
On peut proposer la congélation d’ovocytes chez les patientes à risque (par exemple avant chirurgie d’un endométriome).
👉 L’endométriose n’empêche pas de tomber enceinte.
👉 Les mécanismes de l’infertilité sont multiples, mais les options de traitement sont nombreuses.
👉 Le choix du traitement dépend de votre âge, votre réserve ovarienne, vos symptômes et vos souhaits.